mercredi 9 mai 2012

EVA JOSPIN et HIROYUKI MASUYAMA. Ils évoquent le paysage comme personne

Ils ont en commun d'avoir exposé à l'excellente galerie Pièce unique, 26 rue Mazarine (75006 Paris).

Je connaissais le singulier travail de Hiroyuki Masuyama mais une récente visite au Château de Ratilly, ou furent exposées des oeuvres fascinantes d'Eva Jospin, m'ont fait faire ce rapprochement et j'ai voulu partager avec vous ce sentiment.

A partir de l'idée du paysage, tous deux semblent se diriger vers l'immatériel, dans une voie de "Turnerisation" si j'ose dire. Devant les oeuvres (Jospin utilise le carton d'une façon inouie; Masuyama réalise des installation photographiques dans des boîtes à lumière et s'est fait connaître par son travail sur Turner, justement), c'est avant tout une émotion forte qui vous envahit immédiatement. La réflexion, si elle doit avoir lieu, ne vient qu'après le choc, le corps-à-corps que l'on fait avec l'oeuvre.

Eva Jospin, 2011. Cliquez sur l'image pour l'agrandir




Masuyama




Eva Jospin, "petite forêt"


























































mardi 8 mai 2012

Délices d'initiés

Vous aimez plonger votre nez dans un verre de rouge et d'en revenir comme étourdi par les parfums d'un bouquet de fleurs ?


Ca fait partie des émotions fortes que le vin peut offrir. 


Un plaisir pour tous ? Et comment ! Si mes informations sont justes, vous n'êtes pas en partance de l'Elysée pour aller faire de l'argent dans un Groupe du CAC40, non ?


Mai 2012. Retour "à la vie "normale". Je n'ai pas écrit : sans goût ni saveur. J'ai juste dit "pour tous". Et j'ai exactement ce qu'il vous faut.


Je rembobine : il y a quelques jours, attablé dans mon quartier, entre 11e et 12e, dans l'un de mes restos préférés. Et celui-là, c'est mon chouchou. Au Vieux Chêne (7 rue du Dahomey 75011 Paris, Tél. 01 43 71 67 69, fermé samedi et dimanche).






Pourquoi j'aime autant le Vieux Chêne, dans un périmètre qui compte pourtant pléthore de tables attrayantes (Le bistrot Paul Bert; l'écailler du Bistrot; Septime; Unico; Caffe Dei Cioppi...)? C'est pas compliqué : le bonheur de bien bouffer y est tout simple. Le vieux chêne, c'est d'abord, Stéphane Chevassus, un vrai chef qui fait son marché. Et nous livre le fruit de son inspiration à chaque fois spontanée, sans chichis, avec maitrise et générosité.


Stéphane Chevassus, the Chef du Vieux Chêne.


Et puis pour vous je ne sais pas, mais moi les restos où l'on vous pose votre assiette en récitant le plat avec morgue comme un inventaire à la Prévert, de tout ça, je n'en peux vraiment plus.


Quand le plat arrive, moi j'ai les couverts bien en mains, à la verticale, et il ne faut surtout pas venir me casser les bonbons. La bouffe, il faut savoir en parler légèrement parce que c'est un sujet extrêmement sérieux.


Chez Stéphane Chevassus, j'aime accompagner mon repas (formule imbattable du midi à 17 €, entrée-plat-dessert) d'un verre de vin et quand je suis d'humeur et en bonne compagnie, d'une larmichette d'un vieil alcool (une fine champagne de 1945, par exemple).


Le vin au restaurant ? Qu'on arrête de nous bourrer le mou avec toutes ces débilités sur l"accord parfait" ! Entre un plat et un vin, c'est du sport. Ce qu'on aime, c'est que la balle circule, c'est le beau geste, le joli jeu de jambes, et basta ! 


C'est Clerc, non ? L'autre jour, je choisis un vin que Stéphane propose ces jours ci au verre. Un vin de pays des collines rhodaniennes 2010 (on dit maintenant, Europe oblige, "IGP Collines Rhodaniennes"), secteur que je suis en train de passer au crible en ce moment. 


Un rouge, une pure syrah. Une pure merveille, surtout ! Léger comme une plume, plein d'esprit, frétillant, et des fleurs, des fleurs...ces fameuses fleurs dont je vous parlais au début.


En Côte Rôtie, appelons un chat un chat, j'avais plusieurs fois dégusté la production du Domaine Louis Clerc sans jamais être sous le charme. Le lendemain de ce repas pendant lequel j'avais tellement été impressionné (au sens propre du terme) par ce vin, je joins fissa le Domaine pour en savoir plus et je me fais confirmer illico l'info que j'avais eue par plusieurs vignerons. Le Domaine est depuis peu géré avec beaucoup de courage par Monique Viallet, la veuve de Louis Clerc, secondée par son fils Martin, qui finit dare-dare ses études pour reprendre en mains les vignes. 




Vous le savez peut-être, le coteau de la Côte Rôtie produit l'un des vins rouges les plus voluptueux de France. Au septentrion de la vallée du Rhône. A pile une demi-heure au sud de Lyon. Entre Saint-Cyr-sur-le-Rhône et Tupin-Semons. Le Vin de pays du domaine provient du pied des coteaux de Tupin Semons, le Côte Rôtie est issu quant à lui des pentes du coteau de Bassenon (terroir majeur de l'appellation) et de Tupin Semons.


Cliquez sur la carte pour l'agrandir 


Je ne vous raconterai pas de craques, pas le genre de la Maison, et vous avouerai que je n'ai pas encore visité le Domaine même si j'en connais les vignes. 


Je fais, pour une fois, vous m'en excuserez, une petite exception à mes principes pour vous glisser à l'oreille ce délice d'initiés : Côte Rôtie et Vin de pays du domaine Louis Clerc sont du même métal, ont en coeur cette même sincérité désarmante qui fait tout de suite du bien aux joues. Des vins que Jean Carmet aurait adorés (je suis même certain qu'il les a déjà goûté en douce, de là-haut, le coquin).


Le Côte Rotie 2009 a déjà mangé tout son élevage (en fûts de chêne comme c'est la tradition en Côte Rôtie) et s'offre à n'importe qui sans retenue. Une impression d'être sous la jupe d'Isabelle Adjani dans l'Eté meurtrier, en bouche, ça danse, ça rigole, on est tout de suite grisé. Pas besoin d'être Master of wine pour ressentir toute la gaieté de ces parfums de violette, de cassis, de cerise, de lard épicé, de réglisse et de viande fraîche. Ah, que ma joie demeure !


>>FWD>> 7 euros la bouteille (prix départ du Domaine Louis Clerc) pour le Vin de pays des collines Rhodaniennes 2010, une formidable affaire pour ce prix, faites évidemment main basse sur tout ce que vous pourrez acheter. 
Le Côte Rôtie 2009 est à 33 euros et vaut vraiment la peine qu'on mette quelques sous de côté car pour ce prix, on n'est pas volés, croyez-moi, je crois avoir été suffisamment clair...


Domaine Louis Clerc
1658 route de Gerbey
39121 Chonas l'Amballan
Tél. 04 74 56 31 64
domainelouisclerc@gmail.com







vendredi 4 mai 2012

DE JOUR COMME DE NUIT, LE REVE A SANTORIN

Parmi mes lieux de villégiature préférés, le Katikies occupe une place à part.
Sur l'île de Santorin, à l'écart.
Une belle adresse pour les vacances, c'est ça, une mise à distance.
En prime à Santorin, le vent, les vents - pas moins de quatre différents - l'ombre, et le silence, puisqu'on est à Oia, tout au bout de ce croissant fertile (volcanique) et vertigineux.

Du Katikies, la mer a comme un toucher de cachemire, on ne se lasse pas de la caresser du regard à toute heure du jour et de la nuit. Il n'y a d'ailleurs que ça à faire, à part manger, dormir, boire, lire et faire l'amour. Les jeunes couples y accourent en masse.  Ils en ont parfaitement le droit, le must est d'y venir en voyage de noces, de juin à fin aout.
C'est donc d'avril à mai, puis de septembre à octobre qu'il faut venir s'allonger à Santorin.


Même les techniciens de surface ont l'air de se faire du bien (à la bonne heure).


Si j'ai soif


Si j'ai faim


Si j'ai sommeil ici


(la télé, franchement superflue)

ou bien là (c'était ma chambre, du reste)


En fait, j'hésite


Ce n'est pas si désagréable d'hésiter comme ça dans la vie, finalement.



Hôtel Katikies, Oia, île de Santorin.
Tél. + 30 22860 71 401.
www.katikies.com


lundi 19 septembre 2011

Un an déjà, in memoriam Claude Chabrol


La prise de vue est de mon ami le photographe Carlos Arriagada


Je vous ajoute le texte de l'entretien qu'il avait eu l'exquise gentillesse de m'accorder en juin 2007. Je vous raconterai un autre jour les autres repas que nous avons partagés ensemble...Pour l'heure, Claude Chabrol se met à table, alors, régalez-vous. 

jeudi 1 septembre 2011

NUIT DOUILLETTE EN VENTOUX

La région du Mont Ventoux fourmille de petits paradis comme celui ci.


Le Mas du Temps
à Mazan, 1272 chemin d'Aubignan.
www.lemasdutemps.com
Tél. 04 90 60 73 97.


A partir de 160 euros pour deux, c'est pas franchement donné mais aucun hôtel dans le secteur ne donne autant de plaisir pour ce prix, croyez-moi.





dimanche 28 août 2011

INN ABOVE TIDE


Les vacances se terminent, je vous mets encore un peu de bleu.
Where ? 
Sausalito.
Warum?
C'est mon point de chute préféré dans la baie de San Francisco, l'hôtel The Inn above Tide. Chic et pas hors de prix. Il suffit de passer le golden gate bridge, de tourner à droite juste après le pont pour accéder au centre-ville de Sausalito, et le tour est joué.

Une petite faim ? A 5 minutes à pied, un restaurant japonais génial et sa solide carte de sakes, Sushi Ran.

Back in Sausalito...









samedi 27 août 2011

WEEK-END DE REVE AU PARADIS DU RIESLING

Entre Trêves et Coblence, la région de Moselle allemande a sa place dans le club des vignobles les plus escarpés du monde. On part à sa conquête à pied, en voiture…et sur l’eau. 

samedi 20 août 2011

Undulus Asperatus


Undulus asperatus au-dessus de Cedar Rapids (USA)
Courtesy Jane Wiggins, Clouds Appreciation society



jeudi 18 août 2011

DANS LA SERIE VIGNES AU PARADIS, L'le d'Aix



L'le d'Aix ? Comment ça, vous ne connaissez pas ?
Bu du ciel, vous allez comprendre .

vendredi 12 août 2011

UNE BOUTEILLE POUR UNE HISTOIRE


C'est sans doute l'une des histoires de vin les plus émouvantes que je connaisse. 
C'était il y a quatre ans, au fil de la formidable émission Passe-moi les jumelles, consacrée ce jour-là à la ville de Sion. 
Le producteur et réalisateur de TSR Jean-Paul Mudry y a tourné un sujet poignant de 24 minutes.
J'y ai, entre autres, pour la première fois vu Jacques Perrin, avec qui, depuis, je n'ai plus cessé d'entretenir des relations amicales. Vous comprendrez  pourquoi cet homme me touche, pourquoi j'attends son prochain ouvrage avec impatience.
Avant toute chose, prenez le temps d'aller vous chercher à la cave une bouteille qui vous fait du bien. Tout le monde est bien installé ?
Le visionnement peut commencer. C'est ici.


mercredi 10 août 2011

DE BOUCHE A OREILLE

Vous êtes nombreux à me demander quelles sont mes émissions de radio préférées. D'émissions qui se mangent, bien sûr.

Deux incontournables. 1 française + 1 suisse, ça vous va comme ça ?

Deux émissions assez proches par le style, finalement, tout en finesse, riches d'un solide engagement, et d'utiles convictions, avec de beaux morceaux juteux de culture dedans, loin de ces émissions formatées à coup de dossiers de presse, molles du genou, qui veulent plaire à tous le monde pour faire de l'audience, que l'on retrouve d'habitude sur les ondes, et notamment de France Inter, ce qui me désole à un point...

Une vraie bonne émission gourmande, elle doît être espiègle, sourire c'est déjà entr'ouvrir la bouche pour se préparer à manger.



On peut parler la bouche pleine, la preuve, écoutez On ne parle pas la bouche pleine.

Ca se passe sur France Culture, ici. En prime, les excellentes répliques de Bruno Verjus (qui porte bien son nom). Bonus track : le blog de Bruno Verjus, foodintelligence, ici

A la vitesse de la lumière, il faut 15,7 millisecondes au grand maximum pour se retrouver à Lausanne, mais sur les ondes de Radio suisse Romande. Miam-Miam. C'est qu'il faut cliquer mes amis. Jean-Charles Simon et Daniel Fazan y jouent au tennis en s'envoyant des tomates, des pommes, des peches, des citrons et des fruits de la passion. Et nous on ne fait pas que compter les points, on se régale.

Je vous ai mis une photo de Renault Fuego. Ce qui n'a strictement rien à voir avec ce qui précède.